Manifestation musclée à Lille contre les violences policières

12 décembre 2014

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Article écrit pour le blog On En Parle

Photographies de Pierre Gautheron

Tout semble calme sur la Grand-Place de Lille ce samedi à 18 heures. Seul un petit groupe de manifestants patientent sur l’estrade au-dessus du théâtre du Nord, rejoint peu après par le Mouvement des jeunesses communistes (MJC). Quentin Le Matt, responsable fédéral des MJC, m’explique les raisons de leur mobilisation : « Cet évènement représente un crime d’Etat » affirme-t-il. « Le gouvernement est passé en force sur la construction du barrage, sans consultation avec les associations et les citoyens » fustige le jeune militant, alors que le NPA et le Parti de Gauche les ont rejoints. « L’utilisation de grenades offensives n’est pas anodine. Nous demandons la démission du préfet et du Ministre de l’Intérieur ». A côté de moi, un manifestant empêche le reporter de France 3 de filmer. « Faut nous laisser bosser ! » rétorque-t-il. Un quart d’heure plus tard, une batterie de pétards est allumée et lance le début de la marche dans les rues de Lille, au son de « Police partout, Justice nulle part ».

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Pas de présence policière en vue, à part quelques fonctionnaires en civils, talkie-walkie au poing. Les plus turbulents des manifestants mènent la marche au milieu de la route, forçant les voitures à s’arrêter. Chaque façade de banque et d’assurance fait l’objet de tags. Les explosions répétitives de pétards donnent une teinte insurrectionnelle à la manifestation, alors que les passants se cachent dans des magasins aux grillages à moitié fermés.

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Rue Solférino, les CRS sont visibles pour la première fois.  Certains manifestants cherchent l’affrontement, mais la police ne bouge pas, préférant attendre que les tensions s’estompent. Les partis revendiqués préfèrent quitter la manifestation, ne voulant visiblement pas être jugés responsables de ces dégradations.

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Le cortège continue à déambuler dans les rues colorées par les fumigènes rouges.

Arrivés devant la Cathédrale Saint-Pierre/Saint-Paul, le calme se fait. Un des manifestants, mégaphone à la main, prend la parole pour demander toute la lumière sur la mort de Rémi Fraisse.  Peu de temps après, le regroupement s’était dispersé.

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À propos de Pierre Gautheron

Jeune étudiant en histoire, passionné de photographie et de cinéma. Je souhaite un journalisme novateur, trans-média, honnête.

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